Plongée dans le Parcours Inspirant d’une Travailleuse Sociale

À 38 ans, Sreyriem travaille pour Phare Ponleu Selpak depuis maintenant 14 ans (2004). Pourtant, elle n’a pas commencé sa carrière parmi nous en tant que travailleuse sociale. Au départ éducatrice au sein de la garderie, elle prenait soin des enfants, les encourageait à avoir de bons résultats scolaires, tout en apprenant à mieux les comprendre. À la suite de cette riche expérience, sur laquelle elle revient avec tendresse et émotion, Sreyriem a été promue travailleuse sociale. Pour elle qui a toujours voulu dédier sa vie à celle des autres et aider les enfants à construire un avenir meilleur, c’est un rêve qui devient réalité. Auparavant institutrice dans une école primaire partenaire de Phare pendant 6 ans, elle n’a aucun mal à s’adapter à ses nouvelles fonctions. Pour la jeune travailleuse sociale, prendre soin des enfants est plus qu’une vocation, c’est une évidence.

Aujourd’hui, Sreyriem travaille en relation étroite avec les enfants inscrits à nos classes artistiques, s’assurant de leur bien-être et du fait qu’ils ne manquent pas les cours. Si elle constate que l’un d’entre eux n’est pas assidu ou ne se montre plus, elle organise un entretien avec l’élève en question afin de mieux comprendre sa situation et les raisons qui le poussent à ne plus se rendre en classe. Dans la majorité des cas, le problème trouve son origine dans les difficultés familiales ou financières. Après cet entretien individualisé, elle va rendre visite à la famille afin de trouver ensemble des solutions, toujours dans l’intérêt de l’enfant. La plupart du temps, elle se concentre sur les bénéficiaires du programme de parrainage qui sont issus des milieux les plus vulnérables. Pour tous les travailleurs sociaux, ainsi que Phare en tant qu’organisation, le bien-être de l’enfant est une absolue priorité.

Même si elle confesse que son travail peut être émotionnellement très difficile, Sreyriem ne le changerait pour rien au monde. Et lorsqu’elle se sent submergée par la compassion et la tristesse face aux difficultés que certains enfants rencontrent, elle reste forte, pour leur bien, et pour qu’ils gardent confiance en elle et en l’avenir. Rien n’est plus satisfaisant pour elle que d’améliorer le quotidien de ces jeunes et de trouver des solutions pour les aider à faire face à leurs problèmes socio-économiques.

 ‘Nous travaillons ensemble pour construire un avenir meilleur. Lorsque je vois certains d’entre eux qui réussissent à stabiliser leur situation, à bien se comporter, à prendre soin d’eux, à apprendre sereinement et à se passionner pour les arts, je me sens incroyablement fière, heureuse et accomplie’

Phare Ponleu Selpak a pour objectif d’accueillir tous les enfants intéressés par les arts, que ce soit pour leurs loisirs et leur épanouissement personnel ou qu’ils décident d’en faire une carrière professionnelle, indépendemment de leur milieu socio-économique ou de leur ville d’origine. Ce qui anime également notre travailleuse sociale, c’est le fait d’aider non seulement les enfants en difficulté, mais aussi l’ensemble de leur famille. Enfin, grâce à leur talent, mais aussi à l’existence de nos entreprises sociales Phare, The Cambodian Circus et Phare Creative Studio, nos anciens étudiants se voient proposer des opportunités professionnelles qui leur permettre de poursuivre la carrière artistique dont ils rêvent et, grâce à leurs revenus, de supporter l’ensemble de leur communauté d’origine.

Le plus beau souvenir de Sreyriem en tant que travailleuse sociale est le jour où elle partage un proverbe Khmer avec une étudiante qui rencontre des difficultés familiales. Par ce proverbe, son intention était de réconforter et de redonner espoir à la jeune fille :

 ‘À la maison, nous avons tous des mères différentes, mais en dehors, nous avons tous la même maman.’ 

Cette maxime pleine de sens fit comprendre à la jeune étudiante que, malgré sa situation familiale, elle pourrait toujours trouver des personnes de confiance sur qui elle peut toujours compter et se confier. « Je lui ai redonné un peu d’espoir, et c’est tout ce qui compte », explique Sreyriem. Ce proverbe résume en effet parfaitement les objectifs de nos travailleurs sociaux. Et lorsque les enfants sont trop jeunes ou trop touchés par leurs difficultés, Sreyriem est toujours présente pour sécher leurs larmes ou leur offrir une épaule réconfortante. Certains de ces enfants, aujourd’hui devenus adultes le savent : Sreyriem a joué un rôle déterminant dans leur vie et ils lui vouent une éternelle gratitude pour sa patience et son grand cœur.

À travers cet article, nous souhaitons exprimer nos plus chaleureux remerciements à tous nous travailleurs sociaux pour leur dévouement, leur compassion, leur patience, leur générosité et leur altruisme. Nous leur sommes infiniment reconnaissants pour leur travail souvent difficile, mais toujours au service des enfants et adolescents de Phare, de leurs familles et de toute la communauté.